Les fonds complémentaires

Vous avez trouvé votre ancêtre dans nos fonds numérisés, et vous souhaitez poursuivre vos recherches, mais vous ne savez pas où allez ? Cette liste (non exhaustive) est faite pour vous.

L’histoire des réfugiés en France s’étant faite grâce à de multiples acteurs, les sources d’archives complémentaires sont nombreuses.

N’hésitez pas à nous signaler toute idée de fonds complémentaires !

1. Toutes nationalités ou origines confondues :

a) Nos propres fonds papiers

Les fonds présentés sur ce portail sont seulement ceux qui sont numérisés, et ne représentent pas l’ensemble des fonds nominatifs de l’Ofpra, loin de là ! Les réfugiés trouvés sur ce portail peuvent aussi disposer d’un dossier complémentaire (non numérisé) dans nos fonds papier, s’ils se sont adressés à l’Office après 1952. Pour les réfugiés espagnols dont vous avez trouvé les fiches, si la fiche indique un "numéro Ofpra", il est quasi-sûr qu'il existe un dossier papier conservé dans les archives de l'Ofpra.

Plus d'informations : Sur la page "Archives" du site de l'Ofpra, rubrique Venir consulter nos archives.

b) Les archives municipales

Tout acte administratif laisse une trace. Commencez au niveau local, suivant les lieux de résidence de votre ancêtre, si vous les connaissez. S'est-il marié, a-t-il eu des enfants ? Il faut chercher dans l'état-civil. Où habitait la famille ? Il faut chercher dans le cadastre. Une carte postale avec une photo du quartier a-t-elle été conservée ? Il faut chercher dans les fonds photographiques. Ce sont de tels documents qui se retrouvent dans les fonds des archives municipales. Et d'autres documents relatifs à la vie de tous les jours peuvent être intéressants : délibérations municipales, monographies communales, permis de construire...

Plus d'informations : en général en France, chaque grande ville possède un service d'archives municipales. Il faut taper "Archives municipales [nom de la ville]" dans votre moteur de recherche. Pour les petites communes, se reporter à la rubrique "Les archives départementales".

c) Les archives départementales

Pour les étrangers, comme pour aujourd'hui, ce sont les préfectures qui gèrent les situations administratives des étrangers, et les Préfectures versent leurs archives aux Archives départementales. Explorez donc ces fonds.

Les archives départementales conservent énormément d'informations qui peuvent aussi vous intéresser. Les petites communes versent intégralement leurs fonds aux archives départementales correspondantes : c'est donc là que vous trouverez l'état-civil.

D'autres documents relatifs à la vie de tous les jours peuvent être intéressants : recensements de population et registres matricules, répertoires de notaires et minutes notariales, fonds iconographiques, presse journaux et imprimés, enregistrement et hypothèques.

Si votre ancêtre a travaillé pour une entreprise ou dans un domaine particulier qui a eu un impact au niveau régional, regardez aussi si les archives de cette entreprise (ou usine, mine, etc.) ont été donnés aux archives départementales.

Plus d'informations : chaque département de France possède un site d'archives départementales, sur lequel vous trouverez des informations sur les fonds. Il suffit de taper "Archives départementales [nom du département]" dans votre moteur de recherche.

d) Paris intra-muros

La ville de Paris possède un site Internet pour ses archives muncipales, avec des typologies de documents classiques.

Et pour les fonds sur les étrangers, Paris est une exception, puisqu'il faut plutôt se tourner vers la Préfecture de Police, qui possède ses propres fonds.

Plus d'informations : le site des Archives de Paris ; les Archives de la Préfecture de police.

e) Les Archives nationales

Les Archives nationales conservent beaucoup de documents sur les réfugiés Nansen :

- Les dossiers de naturalisations, de 1803 à 1973 : les Archives nationales ont écrit plusieurs fiches d'aide à la recherche. C'est LA source complémentaire indispensable, si votre ancêtre est devenu français.

- À partir de 1924, tout travailleur étranger arrivant en France doit faire une demande de "carte d'identité d'étranger" à la mairie ou au commissariat de police local. Ces demandes de cartes ont été conservées au niveau du Service central dépendant du ministère de l'Intérieur, documents versés ensuite aux Archives nationales. Les recherches nominatives dans ce fonds, dit "de Moscou" suite à son histoire mouvementée, sont présentées ici.

- De manière générale, la réglementation relative aux étrangers, ainsi que les services de renseignements et de surveillance du territoire, étant confiée au ministère de l'Intérieur, il vaut mieux s'orienter vers les fonds de ce ministère.

- Le contrôle des étrangers n'est pas le seul prisme. Pensez également aux actions sociales et à l'accueil organisé envers les réfugiés Nansen, et allez voir les fonds des ministères sociaux (exemple : fonds du SSAE, etc.)

Plus d'informations : Archives nationales, 59 rue Guynemer, 93380 Pierrefitte-sur-Seine.

Tel : 01 75 47 20 00

http://www.archives-nationales.culture.gouv.fr

f) Les autres sources au niveau national

Le ministère des Affaires étrangères, qui conserve ses propres archives, est incontournable pour des fonds sur la politique globale de la France envers les réfugiés.

On retiendra, pour les réfugiés Nansen : les dossiers thématiques des séries géographiques, en particulier : Z-Europe/URSS pour les réfugiés russes ; Y-Internationale pour les questions transversales, conférences internationales etc. Mais aussi les archives du bureau français de la Société des Nations, les archives du Contrôle des étrangers, les versements des Unions internationales, la série « C-administrative ».

Certains instruments de recherches sont désormais consultables en ligne : https://archivesdiplomatiques.diplomatie.gouv.fr/

Plus d'informations : Archives diplomatiques, 3 Rue Suzanne Masson, 93120 La Courneuve.

Tel : 01 43 17 70 30

De même, le ministère des Armées conserve ses propres archives, gérées par le Service historique de la Défense. Ainsi, les réfugiés ayant combattu dans les armées français lors des guerres du XXe siècle ont un dossier de combattant. Le service historique de la Défense a édité beaucoup de guides de recherches : voir exemple celui-ci "Rechercher une personne". Les dossiers de la Légion étrangère sont conservés séparemment, soit à Pau (Centre des archives du personnel militaire, Caserne Bernadotte, 64023 Pau) soit à la caserne d'Aubagne (bureau des anciens de la Légion étrangère, BALE Quartier Viénot - BP 21 355 13 784 Aubagne cedex).

Plus d'informations : Service historique de la Défense, Château de Vincennes, avenue de Paris, 94306 Vincennes.

https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr

La Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (La Contemporaine), également musée et centres d'archives, conserve des périodiques, monographies, archives, photographies et documents audiovisuels sur les deux guerres mondiales, les génocides, les conflits armés et la sécurité internationale aux XXe et XXIe siècles.

Plus d'informations : La Contemporaine, 6 Allée de l'Université, 92000 Nanterre.

Téléphone : 01 40 97 79 00

http://www.lacontemporaine.fr

g) Au niveau mondial

Le statut Nansen a été créé pour les réfugiés russes, puis arméniens et géorgiens, par la Société des Nations. Les fonds de la Société des Nations sont aujourd'hui à l'Office des Nations Unies de Genève. Les guides de recherches et le catalogue sont majoritairement en anglais : les documents comprennent des textes internationaux, des rapports annuels, des lettres, des télégrammes, etc. Il n'y a cependant pas de dossiers nominatifs, ce sont des documents qui peuvent aider à comprendre la situation des réfugiés de manière globale.

Commencé en 2017, le projet d’accès numérique intégral aux archives de la Société des Nations (en anglais : League of Nations Total Digital Access, LONTAD), possible grâce à un financement très conséquent d'une personne privé anonyme, s'est achevé en 2022. Désormais, toutes les archives détenues par la Société des Nations sont accessibles en ligne !

Nous encourageons nos lecteurs à d'abord lire les tutoriels de recherche (en anglais), dont certains existent en vidéo, pour s'orienter dans ces fonds Nansen qui comprennent près de 30 millions de fichiers numériques...

Plus d'informations : UNOG Library, League of Nations Archives. Palais des Nations, CH - 1211 Geneva 10.

Tel: +41 (0)22 917 41 93

La Société des Nations travaillait étroitement avec ce que nous appelons aujourd'hui des organisations non-gouvernementales. La première d'entre elles était la Croix-Rouge. Le service des archives du Comité international de la Croix-Rouge, également basé à Genève, conserve ainsi des documents sur les actions d'évacuation ou de soins dans les camps de fortune de l'époque.

Plus d'informations : https://www.icrc.org/fr/archives

2. Pour les sujets de l'Empire russe :

Basile Maklakoff (Vasilii Maklakov), directeur de l'Office des réfugiés russes, a donné ses fonds d'archives à la Hoover Institution, rattachée à l'Université de Stanford en Californie. Ce fonds, d'un volume équivalent à 4 mètres linéraires, n'est pas numérisé, mais dispose d'un instrument de recherche en ligne (en anglais).

Plus d'informations : Hoover Institution Archives, Library & Archives Reading Room, 434 Galvez Mall, Stanford, CA 94305, Etats-Unis.

Téléphone : 1 650-723-3563

https://www.hoover.org/library-archives

3. Pour les Arméniens :

a) La bibliothèque Nubar Pacha à Paris

Cette bibliothèque patrimoniale conserve une partie des archives de la Délégation nationale arménienne qui s'occupait des Arméniens ottomans (l'autre partie ayant été rendue à l'Arménie) ; et les archives de l'Union générale arménienne de bienfaisance (UGAB), ainsi que les archives du Patriarcat arménien d’Istanbul qui comprennent notamment des recensements de population, et une collection de périodiques de l'époque.

Plus d'informations : Bibliothèque Nubar Pacha, 11 square Alboni, 75016 Paris, France.

Téléphone : 01 45 20 03 18

http://bnulibrary.org/index.php/fr

b) les archives de la Fédération révolutionnaire arménienne

Les documents et certificats d'identité délivrés par la Délégation de la République Arménienne à la Conférence de la paix, qui s'occupait majoritairement des Arméniens du Caucase, sont détenus par la Fédération révolutionnaire arménienne - ARF, ou "Parti Dachnak" - , qui les a numérisés : https://arfarchives.org/passport-application/. L'indexation est réalisée par l’association R.I.G.A. (Relais International de Généalogie Arménienne, voir plus bas), qui possède un accès à ces données.

Ce fonds est tout à fait complémentaire des archives arméniennes du Portail de l'Ofpra, puisque quasi tous les certificats visibles sur notre site sont annotés à la main avec l'identification des documents ayant permis l'établissements du certificat. Ainsi, pour chaque annotation "C.N. n°xxxxx" ("CN" veut dire certificat de nationalité), il semble exister un document avec ce numéro précis sur les fiches des fonds de l'ARF.

c) Le Centre du patrimoine arménien de Valence

Il conserve des collections faites de dons de particuliers : documents, photographies, objets, etc.

Plus d'informations : Centre du patrimoine arménien de Valence, 14 rue Louis Gallet, 26000 Valence.

Téléphone : 04 75 80 13 00

https://www.le-cpa.com

d) Les documents de l'association ARAM

L'association ARAM, qui oeuvre pour la recherche et l’archivage de la mémoire arménienne, conserve notamment la liste des Arméniens de Marseille et de sa région ayant déposé une demande de passeport Nansen entre 1926 et 1946, et la liste des certificats de baptême donnés par la Prélature arménienne du Sud de la France.

Plus d'informations : Association ARAM, 8bis Place Pelabon, 13013 Marseille.
Téléphone : 04 91 06 57 36.

https://webaram.com

e) L’association R.I.G.A. (Relais International de Généalogie Arménienne)

L'association R.I.G.A. est composée de télé-bénévoles répartis en France et dans le monde, et œuvre pour faire revivre les histoires familiales arméniennes. Cette association reconnue d'intérêt général a pour mission d’accompagner les descendants des victimes du génocide dans la recherche de leurs origines, et la sauvegarde du patrimoine archivistique nominatif de la diaspora sur tous les continents.

L'association assure l'indexation des documents et certificats d'identité délivrés par la Délégation de la République Arménienne à la Conférence de la paix, dont les originaux sont détenus par la Fédération révolutionnaire arménienne - ARF, ou "Parti Dachnak" (voir plus haut). A ce titre, elle peut effectuer des recherches et transmettre aux descendants d’Arméniens les fiches relatives à leurs ancêtres/familles. L'association R.I.G.A. possède également des accès pour des fonds paroissiaux de divers pays, des recensements, un index des dossiers de naturalisations, etc.

Plus d'informations : contact@rigagen.org
Page web : http://www.rigagen.org

4. Pour les Géorgiens

La Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (La Contemporaine), conserve notamment les archives microfilmées du gouvernement géorgien en exil.

Plus d'informations : La Contemporaine, 6 Allée de l'Université, 92000 Nanterre.

Téléphone : 01 40 97 79 00

http://www.lacontemporaine.fr