Les dirigeants des Offices

Basile Maklakoff, directeur de l'Office central des réfugiés russes

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Basile Maklakoff

L'Office des réfugiés russes (OCRR) a été créé par décret du 17 janvier 1930, à la suite de la reconnaissance par le gouvernement français du gouvernement des soviets en 1924.

Il est dirigé par Basile Maklakoff (1869-1957). Avocat, homme politique, député du parti cadet (KD), il dirige la commission des lois du gouvernement d'Alexandre Kerenski après la révolution de février 1917. En octobre 1917, Maklakoff a été nommé pour remplacer Alexandre Izvolsky comme ambassadeur en France. Quand il est arrivé à Paris, il a appris la prise de contrôle du pouvoir par les bolcheviks. Il n'a pas eu le temps de présenter ses lettres de créance. Il a continué à occuper la splendide demeure de l'ambassade de Russie, l'Hôtel d'Estrées, pendant sept ans et a été chargé par la France d'assurer les fonctions consulaires et la protection pour les réfugiés russes, jusqu'à la création de l'OCRR, dont il prend la direction dès sa création.

En 1952, il sera nommé officier de protection de la section russe de l'Ofpra.

Sossipatré Assathiany, directeur de l'Office des réfugiés géorgiens

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Sossipatre Assathiany

L'Office des réfugiés géorgiens est créé en 1933 à la suite de la perte d'indépendance de la Géorgie.

Il est dirigé par Sossipatre Assathiany (1883-1971). Après avoir été persécuté par le tsar Nicolas II, Sossipatre Assathiany est nommé gouverneur de province en 1918, lorsque son pays retrouve l’indépendance, puis responsable de mission diplomatique en Roumanie. Début 1921, la jeune république géorgienne est reconnue par la France : une Légation est ouverte à Paris, elle préfigure la future ambassade. Il en est nommé Premier secrétaire. Quelques semaines plus tard, la Russie soviétique envahit la Géorgie. La classe politique se réfugie à Paris. La Légation géorgienne devient l’organisme de représentation de la  Géorgie hors territoire. Sossipatre Assathiany assure désormais la protection des réfugiés géorgiens à la tête de l'Office des réfugiés géorgiens.

En 1952, il est nommé officier de protection de la section géorgienne de l'Ofpra.

Les dirigeants des Offices armeniens avant 1945

Les Offices de réfugés arméniens sont issus de deux Délégations nationales: la Délégation nationale à la conférence de la Paix a créé un Comité Central des Réfugiés arméniens à Paris, 56, rue du Faubourg Saint-Honoré, sous la présidence d’Archag Tchobanian, secondé par le secrétaire-général Léon Pachalian. En 1926 , la Délégation de la République arménienne sécréta à son tour un « Office Central des Réfugiés Arméniens », présidé par les Caucasiens Avétis Aharonian (1926-1934) et Khatissian(1934-1945), et dont le siège était au 71, avenue Kléber, à Paris.
Suite à la nouvelle législation de 1928-1930, le Comité central d’Archag Tchobanian confia ses activités de chancellerie à un « office » dirigé par Indjidjian, opérant ainsi un dédoublement de sa structure semblable à ce qui s’observait déjà  au sein de l’organe de l’avenue Kléber. En effet, tandis que la Délégation de la République arménienne continuait de façon informelle à incarner un idéal indépendantiste face à l’Arménie soviétique , ses locaux abritaient un office au sens où l’entendait la législation sur les réfugiés géré par A. Hanémian.

Mentor Bouniatian, directeur de l'Office central des réfugiés arméniens (1945-1952)

Arménien de Géorgie, ancien professeur d’économie à l’Institut Polytechnique de Tiflis et à l’Université de Moscou, Mentor Bouniatian (1877-1969) fut désigné chef de l'Office central des réfugiés arméniens en 1945, mettant fin au traitement séparé des réfugiés arméniens par des intances représentants les réfugiés venus du Caucase et ceux venus de l'Empire Ottoman. Il confie à Toross Guédiguian la direction de l'Office arménien de Marseille.

A la création de l'Ofpra, ce sont deux collaborateurs de Bouniatian, Astrik Arakelian et Jiraïr Artinian qui exercent les fonctions d'officiers de protection de la section arménienne. Le bureau de Marseille reste en activité sous la direction de Toross Guédiguian, jusqu'en 1954.