Conseils

Cette page donne des conseils généraux de recherche dans nos archives numérisées disponible sur ce portail d'Archives en ligne de l'Ofpra.

Le conseil principal est de ne pas trop restreindre d’emblée le champ de la recherche.

Exemple : Commencez par le nom de famille seul. Vous pourrez affiner la recherche avec le prénom et la date de naissance si vous avez trop de résultats.

Noms de famille

  • Ne vous souciez pas des minuscules ou des majuscules. Elles ne modifient pas les réponses.
  • Les fonds présentés ici concernent des personnes provenant de pays où l’alphabet latin n’est pas en usage. Que vos ancêtres soient Russes, Arméniens ou Géorgiens, les alphabets respectifs n’ont pas forcément des règles précises de transcription en français pour chaque lettre ou groupe de sons. Ou ces règles peuvent avoir varié… Ainsi, la transcription du russe vers le français a changé au cours du XXe siècle. La norme actuelle, adoptée dans les années 1990, consiste à transcrire les noms russes selon la phonétique anglaise. Mais auparavant, c’était la phonétique française qui avait cours, avec quelques exceptions possibles…
Exemple : Votre nom de famille est « Brassov », et vous recherchez votre aïeule. Il vous faudra rechercher avec l’orthographe « Brassov », mais aussi « Brassoff », « Brassof », et même « Brassow ».
 
Exemple : Mikhaïl « Воронцов » peut être transcrit « Woronzoff » ou « Vorontsov » ou « Vorontsoff ». L’écrivain Иван Тургенев orthographiait son nom « Ivan Tourguéneff », mais aujourd’hui, on l’écrit « Tourgueniev », et en 1924, on aurait pu l’écrire « Tourguenieff ».
 
  • Concernant les noms de famille géorgiens, on a pu observer une russification des noms. Cela concernait parfois des familles d’origine géorgienne, mais plus intégrées à l’Empire russe.
Exemple : Alikhanov pour Alikhnachvili, Fillipoff pour Philipachvili, Melikov ou Melikoff pour Melikichvili, Zoubaloff pour Zoubalachvili…
 
  • De manière générale, la transcription des noms géorgiens est aléatoire. Le même nom peut se terminer par le suffixe –chvili, -szwili, -shvili, ou par le suffixe -dze ou -tse, les transcriptions phoniques peuvent donner Zhor- ou Jor-, ‘cici’ ou ‘tsitsi’.
  • Les titres de noblesse ne sont en général pas mentionnés.
  • Pour les documents d’identité turcs : le nom de famille absent peut signaler un orphelin ou alors dater de l'époque antérieure à la réforme d'Ataturk rendant obligatoire les noms de famille par la loi du 21 juin 1934. On appelait les gens avec le prénom, le métier, des caractéristiques physiques.

Patronymes russes

  • En Russie et dans la plupart des pays de l'ex-URSS, le patronyme (отчество, mot dérivé de отец qui signifie père), dérivé du prénom du père, figure obligatoirement, en plus du prénom et du nom de famille, sur les actes de naissance et les pièces d'identité.Il est placé entre le prénom et le nom de famille, lequel est en majuscule sur les documents dactylographiés.
  • Pour les hommes, le patronyme se forme du prénom du père auquel est ajouté le suffixe OVITCH (ович) ou EVITCH (евич).

Exemple : Fiodor Dostoïevski dont le père se nommait Mikhaïl (Михаил) a pour nom complet : Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski (Фëдор Михайлович Достоевский).

  • Pour les femmes, le patronyme est formé du prénom du père auquel est ajouté le suffixe OVNA (овна), ou EVNA (евна).

Exemple : Marina Alekseïeva dont le père se nomme Anatole (Анатолий) a pour nom complet : Marina Anatolievna Alekseïeva (Марина Анатольевна Алексеева).

  • Dans nos archives numérisées, les patronymes sont indiqués lorsqu’ils sont présents dans le document.

Prénoms

  • La francisation des prénoms est une pratique ancienne. Dès que des étrangers (pas forcément réfugiés) acquièrent la nationalité française, ils peuvent demander à l’administration une francisation de leurs prénoms. Par extension faite par l’administration, ou par choix des administrés, suppose-t-on, il est très courant que les réfugiés du début du XXème siècle suivent cet usage. Evidemment, selon la nationalité, le profil socio-économique, etc., cette francisation varie.
Exemple : Grigori, prénom russe, sera francisé en Grégoire. Vassili devient généralement Basile.
 
  • Dans tous les cas, francisés ou non, n’oubliez pas de vérifier les orthographes possibles des prénoms ! Il est possible que sur un ensemble de documents qui concernent manifestement la même personne, le prénom change d’orthographe.
Exemple : Azadouhie ARTINIAN, Azaduhie ARTINIAN, Azadouhi ARTINIAN… peut être une seule et même personne !

Dates de naissance

  • Les dates de naissance portées sur les documents concernant des russes peuvent êtres celles du calendrier julien mais, lorsque celle-ci est connue la date indiquée est celle du calendrier grégorien.
  • Le calendrier julien est un calendrier solaire, d’origine fort ancienne, qui est resté usité dans les territoires des Eglises orthodoxes : les Églises orthodoxes de Jérusalem, de Russie, de Géorgie, de Macédoine, de Serbie. Il est parfois signalé par l’appellation ancien style (a.s.) ou vieux style. En Europe de l’Ouest, le calendrier julien fut aboli en 1582, lorsque le pape Grégoire XIII promulgua le calendrier grégorien. En Russie, c'est à la suite de la révolution d'Octobre de 1917 que la Russie révolutionnaire adopte le calendrier grégorien en 1918. L'Église orthodoxe russe, quant à elle, n'a jamais accepté ce calendrier.
  • Le calendrier julien a toujours une date antérieure de quelques jours: Par exemple le 24 juin en julien égale le 6 juillet en grégorien. On continue cependant, par convention, de faire référence à tous les évènements antérieurs à 1918 en indiquant les deux formats de date.
Exemple : Ivan Alexeïevitch Bounine est né le 10 octobre 1870 (22 octobre 1870 dans le calendrier grégorien).
 
  • Attention, pour toutes les personnes nées avant 1918, assurez-vous de connaître le bon format de la date. Dans tous les cas, il est plus sûr de faire une recherche en indiquant uniquement l’année.

Origine et nationalité

  • Les réfugiés et apatrides dont vous consultez les documents ont été forcés de prendre la route de l’exil suite à des bouleversements géopolitiques majeurs. Les frontières et les appellations des pays actuels ne correspondent plus au monde de 1924. Ainsi, l’Empire russe englobait des provinces baltes, la majeure partie de l'Ukraine, la Biélorussie, une partie de la Pologne, la Moldavie orientale, le Caucase, le grand-duché de Finlande et une partie importante de l’Asie centrale.
Exemple : Vous pensiez que votre grand-père, Alexandre Martchenko, est trouvable sous la nationalité « ukrainienne » ? Erreur ! Dans nos fonds, il sera considéré comme « russe ».
 
  • Concernant les noms des lieux de naissance, nous les reprenons tels qu’ils sont écrits sur les documents numérisés. Ils ne correspondent peut-être plus à des localités qui existent encore aujourd’hui…
Exemple : Constantinople est devenu Istanbul en 1928 seulement. Saint-Pétersbourg, devient Petrograd en 1914, puis Leningrad en 1924.

Noms de jeune fille

  • Les informations que vous verrez sur notre portail ne sont pas exemptes d’erreurs. Ainsi, il est possible que le nom « usuel » et le nom « de jeune fille » d’une même personne ait été confondus. Nous vous conseillons donc de faire plusieurs recherches, en saisissant le nom de famille dans le champ ‘Nom, Prénom’, ou dans le champ 'Rechercher Partout', et ensuite, s'il n'y a aucun résultat, de refaire une recherche en saisissant le nom de naissance dans le champ ‘Nom, Prénom’, ou dans le champ 'Rechercher Partout'.
Exemple : Vous recherchez votre grand-mère, madame Dmitrieff, qui s’est mariée avec votre grand-père monsieur Golouboff. Vous ferez une 1ère recherche en indiquant « Dmitrieff » dans le champ 'Rechercher Partout', puis, si aucun résultat, une 2ème recherche en indiquant « Dmitrieff » dans le champ ‘Nom, Prénom’, puis, si aucun résultat, une 3ème recherche en indiquant « Golouboff » dans le champ 'Rechercher Partout', puis, si aucun résultat, une 4ème recherche en indiquant « Golouboff » dans le champ ‘Nom, Prénom’.